Moi
En haut, c'est moi. Photo prise il y a quelques minutes à peine. En bas, c'est Madonna. Entre les deux, c'est qu'à part quelques anecdotes du présent immédiat que je vais vous livrer sous peu, elle a pas mal déjà tout dit ce que je devais écrire ici. (UPDATE : j'ai enlevé ma photo, parce que la résolution n'était pas assez grande par rapport à l'image de Madonna. Et que bon, par rapport à Madonna, je ne fais franchement pas le poids.)
Donc, de mon dernier billet, les réactions furent en presque totalité positives et encourageantes, sans équivoque. Je n'ai d'ailleurs pu résister à la tentation de demander un avis à la papesse des médias sociaux au Québec, Michelle Blanc, femme 2.0 (fait intéressant à noter, le dernier billet sur le blogue maintes fois primé où elle relate son changement de sexe date exactement du jour de mes trente ans). Quand on a la papesse de son bord (tweet 1, tweet 2, tweet 3, tweet 4, tweet 5, tweet 6) qu'est-ce qu'une poignée de prêtres mécontents? Tout doux, les prêtres, là! Et quand on sait que Michelle est probablement le personnage public d'ici le plus généreux de sa façon nouvelle d'être humain, disons que je n'ai pas eu envie de pousser plus loin.
De ceux à avoir émis des commentaires négatifs, le seul qui l'a fait publiquement, c'est le principal intéressé, l'abbé Grosjean lui-même. Seulement si on peut appeler un commentaire sa fin de non-recevoir. Car, s'il y a quelque chose que je ne suis pas c'est bien "mou et indifférent", n'est-ce pas? Peut-être voulait-il dire "insignifiant" au lieu d'indifférent, ce qui aurait déjà été plus discutable, quoiqu'indigne d'un pêcheur d'hommes. Et puis, j'ai aussi reçu quelques remontrances en privé. Mais, la raison pourquoi j'écris aujourd'hui, c'est qu'absolument personne n'a eu à redire sur le fond de mon argumentaire, tous ceux-là n'ont pu que me reprocher une agressivité, un manque de tact, un ton. Puisque personne ne s'est donné la peine de me revenir sur le contenu, je ne fournirai donc ici rien de plus par rapport à ma position dans ce débat (je dis débat, mais je dois admettre qu'avec un peu de recul, il est évident que 3 minutes pour convaincre n'est pas une invitation au dialogue et plutôt, au mieux, du prosélytisme pur et simple, mais plus probablement de la démagogie à convaincus). Soit, parlons contenant, alors!
Pour ce qui est de l'originalité, on repassera. Parce que c'est depuis mon plus jeune âge que tous ceux qui sont en désaccord avec moi n'ont que mon attitude à me reprocher. Fouillez un peu et voyez par vous même: ce blogue remonte à 2003. Déjà on me traitait de monstre et de juger, d'attaquer personnellement, et tout ce que vous voudrez. Mais n'en déplaise à mes détracteurs, je sais ce que je vaux.
Mais plus grave encore, est-ce que les jovialistes qui auraient aimé de moi plus de rectitude politique comprennent que j'attaque une idéologie qui est directement responsable du climat qui nous vaut des vagues massives de suicides d'adolescents partout dans le monde? Des vagues de suicides qui justifient des campagnes tout aussi massives de sensibilisation, comme l’américaine It Get's Getter et son pendant irlandais, Stand Up!? Est-ce qu'ils réalisent qu'on parle d'un rouage intellectuel assez semblable à ce qui permet des pendaisons publiques de jeunes en Iran, souvent avec la complaisance de réactionnaire très près de chez nous? Est-ce par caprice aussi qu'il semble exister une nécessité, une urgence pour toute une cinématographie autour des drames personnels qui se vivent en privé pour les gens persécutés pour ce qu'ils sont et ce qu'ils choisissez de devenir? Ce n'est pas bien d'attaquer directement et personnellement et de faire du méchant méchant nominatif, me dit-on. Mais en quoi est-ce mieux d'attaquer un pan entier de la population qui est déjà physiquement en danger? À vous tous, je dis: esquivez le débat tant que vous voulez. Un jour viendra où c'est un tribunal international contre les idéologies haineuses devant lequel les promoteurs à grande échelle de ces inepties sociales devront s'expliquer.
Alors, à toi que j'ai peut-être offusqué par mes mots si brusques, si gratuits. Je me reprends avec une formulation que je crois en fait plus appropriée, plus simple aussi, plus juste en tout cas, plus vraie à tout le moins :
Sur ces mots imagés, je vous donne comme promis, tiré de l’énième épître de la Sainte-Madonne aux humains, chapitre Bedtime Stories, ce magnifique verset Human Nature qui se doit d'être apprécié dans le superbe vidéoclip que Jean-Baptiste Mondino en a tiré.
Et pour ceux qui devront attendre pour le vidéo, voici les paroles. Il faut porter une attention particulière à ce qui est entre parenthèses, correspondant à la partie susurrée dans l'interprétation de Madonna.
Express yourself, don't repress yourself
Express yourself, don't repress yourself
Express yourself, don't repress yourself
Express yourself, don't repress yourselfAnd I'm not sorry
(I'm not sorry)
It's human nature
(it's human nature)
And I'm not sorry
(I'm not sorry)
I'm not your bitch don't hang your shit on me
(it's human nature)You wouldn't let me say the words I longed to say
You didn't want to see life through my eyes
(Express yourself, don't repress yourself)
You tried to shove me back inside your narrow room
And silence me with bitterness and lies
(Express yourself, don't repress yourself)Did I say something wrong?
Oops, I didn't know I couldn't talk about sex
(I musta been crazy)
Did I stay too long?
Oops, I didn't know I couldn't speak my mind
(What was I thinking?)And I'm not sorry
(I'm not sorry)
It's human nature
(it's human nature)
And I'm not sorry
(I'm not sorry)
I'm not your bitch don't hang your shit on me
(it's human nature)You punished me for telling you my fantasies
I'm breakin' all the rules I didn't make
(Express yourself, don't repress yourself)
You took my words and made a trap for silly fools
You held me down and tried to make me break
(Express yourself, don't repress yourself)Did I say something true?
Oops, I didn't know I couldn't talk about sex
(I musta been crazy)
Did I have a point of view?
Oops, I didn't know I couldn't talk about you
(What was I thinking?)And I'm not sorry
(I'm not sorry)
It's human nature
(it's human nature)
And I'm not sorry
(I'm not sorry)
I'm not your bitch don't hang your shit on me
(it's human nature)Express yourself, don't repress yourself
Express yourself, don't repress yourself
Express yourself, don't repress yourself
Express yourself, don't repress yourself
Express yourself, don't repress yourself
Express yourself, don't repress yourself
Express yourself, don't repress yourselfDid I say something true?
Oops, I didn't know I couldn't talk about sex
(I musta been crazy)
Did I have a point of view?
Oops, I didn't know I couldn't talk about you
(What was I thinking?)And I'm not sorry
(I'm not sorry)
It's human nature
(it's human nature)
And I'm not sorry
(I'm not sorry)
I'm not your bitch don't hang your shit on me
(it's human nature)And I'm not sorry
(I'm not apologizing)
It's human nature
(Would it sound better if I were a man?)
And I'm not sorry
(You're the one with the problem)
I'm not your bitch don't hang your shit on me
(Why don't you just deal with it?)And I'm not sorry
(Would you like me better if I was?)
It's human nature
(We all feel the same way)
And I'm not sorry
(I have no regrets)
I'm not your bitch don't hang your shit on me
(Just look in the mirror)And I'm not sorry
(I don't have to justify anything)
It's human nature
(I'm just like you)
And I'm not sorry
(Why should I be?)
I'm not your bitch don't hang your shit on me
(Deal with it)Written by Madonna, Dave Hall, S. McKenzie, K. McKenzie and M. Deering
